I threw away my hippie

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I threw away my hippie. I made him disappear because he was becoming unbearable with his pot smoker commandments. For years, I did not dare argue because he was an impressive elder  and I was overwhelmed by all the cultural and media propaganda. Everywhere, on TV, radio, heterosexual white man, patriot and Catholic are blamed. They trim us as a bonsai to look like a bleating sheep, ready for global slaughterhouse. I endured leftist teachers, hairy camps monitors playing folk guitar; everything, ad nauseam. My hippie friend was a champion of the system, the kind of guy to defend the Muslim invasion, “because we are all citizens of the world” …

I’ll nickname him concrete seagull, as a private joke. He was emblematic of the 70’s, the one that preceded my X generation, with his ideals and certainties. These hippies were unanimously celebrated in the medias. Why that ? Because they were the useful idiots of those who led the dance, those who, for example, led students in universities …

My friend sister was a muse for the few hippies who still remained in the neighborhood in the 80’s. She refused vehemently the values of our “middle class”neighborhood. She didn’t know true Catholicism, the one before Vatican II trickery. It’s a shame, it would have given her a much stronger and more dangerous doctrine to fight against “the system” than drugs addiction and leftist anarchism which ensnared her neurons.

I remember a  red cheeks blond with a passionate temperament. Sometimes I watched her from my window, organizing some kind of powwow with her beatnik friends. They were all clothed in white robes. They sat around and smoked a grass that grew in her garden and made cats crazy …

These folk characters undoubtedly evoked the memory of a Kathmandu trip or the project of a collective farm. She eventually got killed with her young son in a car accident on a countryside road somewhere in the south.

I knew her little but I respect the fact that she was fighting for what she thought were her ideas. I guess she would not watch television and was therefore less besotted than the majority of us. I remember her partner, an Algerian who was said to be medical graduate. After the death of his girlfriend, he exchanged his shaggy mane and his Bedouin gandoura for hair cream and a skimpy suit and tie. Unfortunately, he adopted red wine to drown his sorrows.

This generation of cool babas did not survive the 80s, acid and the lost battle. These men and women who remained in cities have aged. They cut their hair turned gray, adopted  underground rock dark outfits to match economic crisis, unemployment and frustration of seeing the world dominated by golden boys. It’s sad but, again, their naive doctrine was a little bit weak to withstand Rockefellers …

The concrete seagull survived the debacle. He  went further than Kathmandu to the Taoist philosophies and Budo. He built his “career”, studied eastern medicine and martial arts. He combined this with New Age ideas  to make his own “religion”.

He had worked as a carpenter for a time, making theater sets before dedicating himself to Tai Ji Quan teaching. He also was an interesting character to watch from my window. I remember him repeating Qi Gong gestures for hours or manipulating chinese sword on the lawn of his garden. It was nice to see.

After his sister death, he moved into the house. He cleaned the coop, collecting and burning rotting chicken corpses then building a dojo. He landscaped a Japanese garden. It was deliciously exotic, quite convincing to embark on an oriental master career. This makes me smile sadly to see the sons of Brittany and Spain adopt asian monks values. At the same time, I understand that the West is trying to find a virility and a spirituality which we have wiped out from West. Again, the brave and noble knights of Catholic West had nothing to envy to Asians in terms of civilization and spirituality. But our enemies convinced us of the contrary.

The concrete seagull survived. I do not know if he married. I do not think that marriage “bourgeois” was an option for him. He was too intoxicated. But then women decide. Maybe a girl will be able to explain to him the sacred dimension of Christian marriage. He would have to drop all his colorful esoterism and embrace the true faith. This would result in a profund questioning of his life. Dropping everything would be to abandon all his friends or be excluded. The “progressive” circles are not tolerant for those who abandon “the fight”. They obviously still do not realize that if mighty people support, and finance them, it is because they are not dangerous and can be used.

 


 

J’ai jeté mon hippie. Je l’ai fait disparaître de ma vie parce qu’il devenait insupportable avec ses utopies de fumeur de pétards. Pendant des années, je n’ai rien osé dire parce qu’il était un aîné impressionnant et que j’étais écrasé par toute la propagande culturelle et médiatique de mon époque. Partout, à la télé, à la radio, le même discours de culpabilisation de l’homme blanc hétérosexuel, patriote et catholique. Plusieurs décennies à se faire tailler comme un bonsaï pour ressembler à ce qu’ils voulaient qu’on devienne : des moutons bêlants et bien pensants, prêts pour l’abattoir mondial. J’ai tout subi, les profs gauchistes, les émissions rock à la télé, les moniteurs de colonies de vacances jouant Hugues Aufray à la guitare; tout jusqu’à l’écoeurement.  Mon ami hippie est un champion du système, le genre à défendre l’invasion musulmane “parce que nous sommes tous des citoyens du monde”… Je suis aujourd’hui animé d’un vent absolument contraire. Qu’importe où menaient ses alizés, je suis ma brise.

Je le surnommerais la mouette à béton pour des raisons qui l’amuseraient. Il est emblématique de sa génération 70’s, celle qui a précédée la mienne, avec ses idéaux, ses luttes et ses certitudes. Ces aînés chevelus ont vu leur “génie”, amateur et brouillon, célébré par la machine médiatique. Pourquoi ? Mais parce qu’ils ont été les idiots utiles de ceux qui dirigeaient la danse, ceux qui, par exemple, étaient étudiants à la Sorbonne et travaillaient pour le compte d’un état étranger…

La sœur de mon ami était une égérie pour les quelques hippies qui subsistaient encore dans le quartier. Elle refusait avec véhémence les valeurs de nos sociétés “bourgeoises”. Je doute qu’elle eût connu le catholicisme authentique d’avant Vatican II, car ce dernier était déjà pratiquement éradiqué en Europe. C’est dommage, cela lui aurait donné une doctrine plus solide et plus dangereuse pour lutter contre «  le Système  » que la fumette ou l’anarchisme gauchiste dans lesquels on était trop heureux d’engluer ses neurones.

Je me rappelle d’une blonde dont les joues rouges trahissaient un tempérament passionné. Je l’observais parfois, depuis ma fenêtre, en train d’organiser des sortes de pow-wow avec ses amis beatniks. Ils étaient tous revêtus de robes blanches, s’asseyaient en rond et fumaient une herbe qu’elle cultivait dans son jardin et qui rendait fous les chats du quartier…

J’imagine que ces personnages folkloriques évoquaient leurs souvenirs d’un voyage à Katmandou ou le projet d’une ferme collective. Elle a fini tuée dans un accident de voiture sur une petite route quelque part dans la campagne.

Je la connaissais peu mais je respecte le fait qu’elle se battait pour ce qu’elle pensait être ses idées. Je pense qu’elle ne devait pas regarder la télévision et était donc moins abrutie que la majorité d’entre nous. Je me rappelle son concubin, un Algérien qu’on disait diplômé de médecine. Après la mort de sa compagne, il avait troqué sa tignasse hirsute de bédouin et sa gandoura pour la gomina sur les cheveux et un costume cravate étriqué. Malheureusement, il avait également adopté le vin pour noyer son chagrin.

Cette génération de babas cool n’a pas survécu aux années 80, aux acides et à la constatation du combat perdu. Ces hommes et ces femmes qui sont restés dans les villes ont vieilli. Ils ont coupé leurs cheveux devenus gris, ont adopté les tenues sombres du rock underground, jetant leurs tenues bariolées et pleines d’espoir pour tenter de survivre à la crise, au chômage et à la frustration de voir le monde dominé par les golden boys. C’est triste mais, encore une fois, leur doctrine douceâtre était un peu faible pour résister au libéralisme économique régnant, sans parler de l’Islam djihadiste…

La mouette à béton a survécu à la débâcle. Il a rapidement dépassé les routes de Katmandou pour aller plus loin vers l’Orient, vers les philosophies taoïstes et la voie du Budo. Il a construit sa “carrière”, à étudié longuement la médecine et les arts martiaux de l’Orient. Il a combiné tout cela avec les idées du New Age pour s’en faire peu à peu sa religion.

Charpentier de formation, il a travaillé un temps à réaliser des décors de théâtre avant de tout plaquer et de se consacrer à l’enseignement du Tai Ji Quan. Lui aussi était un personnage intéressant à observer depuis ma fenêtre. Je me le rappelle répétant pendant des heures les gestes du Qi Gong ou manipulant le sabre sur la pelouse de son jardin. C’était beau à voir.

A la mort de sa sœur, la mouette à béton avait pris sa suite dans le pavillon familial. Il avait nettoyé le poulailler, ramassant et brûlant les cadavres de poules qui y pourrissaient encore puis avait construit un dojo. Il avait semé du gazon et aménagé des pas japonais en bois pour y mener. C’était délicieusement exotique, tout à fait convaincant pour se lancer dans une carrière de maître oriental. Cela me fait sourire tristement aujourd’hui, je dois l’avouer, de voir ces fils de bretons, de lorrains et d’albigeois se prendre pour des bridés au teint clair. En même temps, je comprends que l’occident essaie de trouver ailleurs une virilité et une spiritualité dont on l’a castré. Les preux et nobles chevaliers de l’occident chrétien n’avaient rien à envier aux guerriers asiatiques en termes de civilisation ou de spiritualité. Mais on a réussi à convaincre la fille aînée de l’Eglise du contraire.

La mouette à béton a survécu donc. Je ne sais s’il s’est marié. Je ne crois pas que le mariage “bourgeois” ait été une option pour lui. Il était trop intoxiqué. Mais ce sont les femmes qui décident. Peut-être aura-t-il succombé au charme d’une fille qui aura su lui expliquer la dimension sacrée du mariage chrétien. Ce serait difficile pour lui car il serait obligé de laisser tomber tous ses ésotérismes colorés et d’embrasser enfin la vraie foi. Cela entraînerait une remise en question de toute sa vie basée sur un vent venu de l’Est.

Non, je ne crois pas que la mouette aurait le courage de se remettre en question. Il est trop tard. Il doit avoir pas loin de soixante ans. Tout laisser tomber reviendrait à abandonner tous ses amis ou a être exclu. Son milieu “progressiste” n’est pas tolérant pour ceux qui abandonnent “le combat”. Tous tiennent trop à leur rang de “subversifs”. Ils ne se rendent pas compte que si la société culturelle et médiatique les soutient, c’est bien parce qu’ils ne sont pas dangereux.

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